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Approche non-duelle 

« Restez où vous êtes, ne changez pas votre façon d'être mais devenez disponible à votre fonctionnement émotionnel, intellectuel et sensoriel. Le silence que vous cherchez ne se trouve pas quelque part mais dans votre présence à ce qui se présente. » c’est ce que disait Jean Kein qui a diffusé le message de la non-dualité en Occident.

La perspective non-duelle permet de voir la nature de nos pensées : elles sont la source de nos souffrances et elles alimentent l'idée d'un "moi" séparé via des concepts, des croyances, des histoires, des représentations mentales, une quête du moi idéal ou dans la recherche d'atteindre des objectifs ou de correspondre à des critères qui nourrissent une identification (je suis l'image que j'ai de moi) et un attachement (résistances à lâcher ces images). Nous prenons alors nos pensées comme étant la réalité. S'ouvrir à la perception claire et non conditionnée permet de se décoller de son égo et de l'observer depuis un autre espace qui est celui de la Présence et donc de voir sa nature illusoire afin de ne plus l'alimenter. Quand les illusions sont vues, notre mental cesse de produire des histoires, des croyances, des représentations mentales pour s'installer dans l'instant présent et dans ce qui Est.

Pour mieux comprendre la non-dualité voilà un témoignage très parlant de Franck Lopvet qui était d’abord dans du développement personnel ancré dans la dualité pour finalement s’ouvrir à la non-dualité. Voici aussi une courte explication de Brigitte et Ken qui permet de distinguer un accompagnement depuis le « moi » ce qui va alors toujours nous maintenir dans les illusions du moi avec toutes les histoires qu'il se raconte et l’approche non-duelle qui devient libre du « moi » pour s’ouvrir à la réalisation du Soi.

Je propose plusieurs types d'accompagnements depuis l'approche non-duelle : 
- Pratique de la présence et de la perception claire 
- Accompagnement du processus de l'éveil et de la réalisation du Soi 
- Accompagnement spécifique à la crise du Covid

Pour vous aider à distinguer quelle approche vous convient le mieux, vous pouvez vous référer en bas de page à l'intitulé "le moi, le processus de l'éveil et le Soi".

Pratique de la présence et de la perception claire 

La Présence à Soi implique de s'ouvrir à une attention sans jugement de son expérience, de son vécu, de ses ressentis, de son mental et de ses émotions surtout quand nous tombons dans la réactivité. La réactivité, la contraction, cela indique que quelque chose en nous de non-conscient a été activé et que cela nécessite notre pleine attention. Cette attention continue permet petit à petit de se décoller de notre mental et de devenir conscient de tout son fonctionnement et petit à petit de ne plus être dans la réactivité instinctive instantanée. C'est une modification profonde de notre perception qui devient de plus en plus claire et la relation que nous avons avec nous-même se transforme pour mener à une plus grande intimité et bienveillance.

La pratique favorise :

- La capacité d'être totalement présent et de prendre soin de tout ce qui se passe en soi (les émotions, les pensées, les défenses) et de devenir de plus en plus conscient de tous ces mécanismes de résistance, de refus, d'évitement pour pouvoir ressentir pleinement dans son corps tout ce qui est inconfortable. Tout ce qui est refusé et en défense alimente toute la charge qui est enfermée ou figée en soi, alors que l'accueil la dissout car c'est une attitude non-défensive.
- la construction de sa sécurité intérieure en développant la perception de ses limites notamment. C'est la sécurité intérieure et le fait d'avoir des limites saines qui permet à l'égo et aux défenses de se déconstruire. Il est donc fondamental d'avoir une base solide pour avoir la capacité de ressentir ce qui est inconfortable sinon le corps va continuer à préserver ses résistances de manière privilégiée et automatique.
- la vision claire sans jugement de comment fonctionne son égo : voir les croyances, les représentations mentales et les histoires auxquelles on se raccroche par besoin de contrôle ou d'être "quelqu'un" via l'identification à une image de soi (avec un "moi" grandiose, défaillant, spécial, différent, atypique, spirituel, etc).

Si vous êtes déjà dans un chemin spirituel nous pouvons regarder si celui-ci n'est pas inscrit dans du "contournement spirituel" qui consiste à nourrir son système de défense (évitement, déni, fuite) et ses besoins égotiques. Nous pouvons aussi regarder la nature de votre pratique actuelle car quand c'est le "moi" qui est dans la quête, il le fait à partir de la structure même de l'égo qui est duelle et qui se croit séparé, en fonction de critères, de croyances et d'idées préconçues de ce que devrait être le chemin et où il devrait mener. Le contournement spirituel et la quête du chercheur spirituel depuis le "moi" sont les deux grands pièges qui nourrissent nos conditionnements et l'identification au "moi" conceptuel avec un risque élevé de mener à l'égo spirituel. Dans ce cas la clarté, le processus de l'éveil et la réalisation du Soi sera totalement bloqué par les défenses et les résistances. C'est pourquoi il est fondamental de discerner si la voie est menée par l'égo ou la présence. La manière dont on vit un chemin spirituel un excellent point d'entrée pour observer l'égo et ses rouages.

 

Accompagnement du processus de l'éveil et de la réalisation du Soi 

Cet accompagnement est spécifique pour toute personne qui est depuis longtemps dans l'auto-observation de soi sans jugement ce qui a amené à entrer dans le processus d'éveil. Quand le processus s'est ouvert, la structure du "moi" ou le système de défense va s'effriter de plus en plus intensément et de plus en plus rapidement, ce qui implique que tout ce qui est non-conscient (des peurs notamment) remonte à la surface ce qui peut être très confrontant. Il devient alors fondamental de réaliser la nature de ce processus et de s'y aligner afin de lâcher les résistances qui vont freiner le processus et qui risquent de le rendre plus souffrant (désespoir, sentiment de ne plus savoir où on va, que rien n'a de sens, que l'on tourne en rond, que l'on ne trouve pas d'issues, etc). 
Le processus de l'éveil n'est ni une expérience ni un état ni des croyances. C'est une maturation psychique qui mène à l'effondrement de toute la structure de défense du moi (l'égo). Il ne s'agit donc pas d'avoir vécu un sentiment d'unité pendant une méditation qui ne dure que quelques instants ni d'histoires spirituelles auxquelles on croit (les croyances spirituelles sont en réalité inhérentes à la structure de l'égo) mais bien des effondrements de structure qui amènent à de plus en plus de clarté et à la dissolution du "moi" conceptuel.

 

Accompagnement spécifique à la crise du Covid

Cet accompagnement est spécifique pour toute personne qui vit des difficultés en lien avec la crise. En effet les épreuves qu'elles soient individuelles ou collectives agissent comme des révélateurs de ce qui n'est pas conscient en soi : nos défenses peuvent alors se décupler et ainsi devenir un miroir grossissant de nos mécanismes égotiques. C'est le meilleur moment pour être dans l'auto-observation de soi et entrer dans la pratique de la Présence.

Si vous êtes de nature anxieuse et que le covid a décuplé votre anxiété, si vous êtes confronté à des choix difficiles, si vous êtes pris dans des émotions et de la réactivité de longue durée, si vos relations affectives ou familiales sont devenues difficiles ou ont menés à des ruptures, si vous vous êtes accrochés à des croyances et des récits en les prenant pour être la réalité mais que vous réalisez maintenant leur nature illusoire, si vous avez été pris dans une dérive sectaire et que vous souhaitez vous en libérer. Les dérives sectaires ont littéralement explosées avec la crise surtout dans le monde spirituel new age qui de par sa structure même est de type sectaire et constitue un des pièges inscrits dans le contournement spirituel qui alimente voire renforce considérablement les défenses et nourrit les besoins de l'égo. Dans ce cas il est fondamental de distinguer ce qui est de l'ordre des "croyances spirituelles" donc des histoires mentales que l'on se raconte à propos de la spiritualité et ce qui est de l'ordre de l'auto-observation et de la conscience qui mène au Soi.
 

En préambule 

Ces rencontres sont des rendez-vous ponctuels d'une à plusieurs séances uniquement quand vous sentez que c'est juste pour vous et qui peuvent donc se réitérer quand vous le souhaitez. Ce n'est donc pas un suivi régulier pendant plusieurs mois ou années comme c'est le cas avec un coach ou un thérapeute parce que ce type d'accompagnement se fait avec ce qui est en train d'émerger et de se vivre dans l'ici et maintenant comme questionnement, frein, résistance, effondrement, déconstruction, épreuve. 

La finalité étant de sortir du mental pour s’ouvrir à la présence à soi, il est important de synthétiser l’objectif de votre venue : si vous vous laissez embarquer par votre mental pendant toute la séance, vous ne pouvez que rester dans votre mental et ses histoires dont il est friand. Je peux donc interrompre régulièrement afin de vous ramener dans la présence… et ça peut être frustrant pour l'égo mais la finalité est que celui-ci cesse de tenir les rênes car il fait partie intégrante de notre système de défense. 

 
Pour une question d’éthique, j'ai une bonne connaissance de la psychopathologie et des différents troubles de la personnalité malgré que je ne suis pas psychologue mais c'est ce qui me permet de déceler si nous pouvons faire ces rencontres ensemble ou si il est plutôt nécessaire de consulter un psychologue afin de construire d'abord un niveau de sécurité intérieure suffisant. En effet le travail sur l'égo est la continuité d'un travail sur soi de nature psychologique sauf qu'il mène à la racine de la souffrance pour s'en libérer et accéder à la paix intérieure durable. Le travail que je propose est complémentaire avec une thérapie classique dans le sens où je travaille au niveau du ressenti corporel et dans le registre de la déconstruction de l'égo ce qui n'est pas le cas dans une thérapie classique mais c'est ce qui les rend complémentaires. Il est nécessaire d'avoir une personnalité psychologique qui est suffisamment solide et secure pour que l'égo puisse lâcher petit à petit toutes ses résistances.
 
 

Le moi, le processus de l'éveil, le Soi

Même si l'égo en rêverait, il n'est pas possible de brûler les étapes. Il est donc important d'être au clair avec soi et de ne pas se leurrer. Le Soi n'est pas accessible quand notre structure de défense est trop importante parce qu'il s'agit en réalité d'un processus de maturation psychique : plus l'égo perd de sa substance et plus nos défenses s'effondrent plus le Soi se dévoile. L'égo ayant pour fonction de nous protéger de ce qui est souffrant tout au fond de soi, c'est donc un système de défense qui est au service de notre survie psychologique.

1. Le moi est fragile, très insécure et donc l'égo est solide avec des défenses du moi fortement développées
-> recommandation : consulter un psychologue.
Si le moi n'a pas pu se développer dans l'enfance il s'agit alors d'abord de le construire. Dans ce cas, la voie non-duelle n'est pas adéquate.
Les indicateurs : nous sommes totalement pris dans nos pensées, toute notre attention consiste exclusivement à suivre la direction dictée par le mental, par le "moi". Toutes nos pensées sont prises totalement comme étant la réalité et que ce que l'on pense à propos de soi, des autres, sur la société, sur l'univers, c'est la vérité, nos croyances sont crues aveuglément, il n'y a pas le moindre doute. Il n'est pas possible de s'auto-observer et de se remettre en question, il n'y a aucune possibilité de prendre la pleine responsabilité de ses émotions et de ses réactivités en les attribuant toujours aux autres (projections, victimisation, diabolisation de l'autre et auto-valorisation comme par exemple croire que l'autre me manipule car je suis trop intelligent ou car il veut s'approprier mes grandes qualités). L'égo vit totalement dans les leurres et dans son imaginaire ce qui empêche d'être honnête avec soi pour uniquement se raconter des histoires à propos de "moi".
Sur le plan identitaire : on ne vit que dans l'image de soi et/ou la quête d'un idéal du moi avec des critères de ce qui est bien ou mal, positif ou négatif, spirituel ou non spirituel. Il y a du clivage, tout est bien ou mal, vision manichéenne de la vie.
Sur le plan spirituel, développement de l'égo spirituel : la quête sert à nourrir l'image du "moi" en racontant des histoires d'un moi grandiose, spécial, fait que de lumière ou supérieur (à propos de soi ou de son âme), renforcement d'un sentiment du "moi" tout puissant qui contrôle tout et qui peut créer sa réalité selon sa propre volonté (celle de l'égo), conviction inébranlable de détenir la vérité absolue à propos du monde et d'être éveillé, rupture de liens avec son entourage qui n'adhère pas en sa "vérité", rejet total de la société, des institutions, du système et repli sur soi identitaire exclusivement auprès d'une communauté qui adhère aux mêmes croyances. Comme l'égo vit exclusivement dans l'imaginaire il a un sentiment d'avancer très rapidement vers quelque chose de magique, d'extraordinaire et donc de se sentir de plus en plus enivré ce qui est l'indicateur que l'on vit dans les fantasmes et l'irrationnel pas dans le réel. En réalité on adhère en des croyances qui renforcent le "moi" mais il n'y a aucune conscience de soi ni auto-observation de son propre fonctionnement.
-> emprise de type sectaire avec le new age et les croyances en des complots -> nécessité d'un programme de déradicalisation ou de déconditionnement. Il ne faut donc pas prendre la spiritualité à la légère, on peut autant s'y trouver que s'y perdre totalement.
 
2. Le moi est suffisamment sécure et donc l'égo et le système défensif sont plus léger
-> recommandation : pratique de la présence et de la perception claire.
La voie non-duelle est la continuité du processus de développement psychique : d'abord le moi se développe pour être suffisamment mature (rôle d'un psychologue), et ensuite seulement il peut être déconstruit (la non-dualité) pour dévoiler le Soi. Mais la déconstruction ne peut pas se faire par le moi, c'est pourquoi toutes les traditions spirituelles prônent l'auto-observation et la présence qui regarde l'égo sans jugement donc en étant en dehors de celui-ci. Mais cela n'est possible que quand le moi est suffisamment secure sinon il s'en défendra et ne pourra pas lâcher. Par contre quand il est suffisamment mûr l'auto-observation et l'effondrement de l'égo va se produire de soi-même. La clarté vient depuis le vécu, c'est toujours quelque chose de surprenant, d'inconnu, de non-conscient que se dévoile, ça ne vient pas du mental.
Les indicateurs : il est possible de se décoller de son mental donc de l'observer et de prendre du recul par rapport à nos pensées, de ne pas leur donner tout le pouvoir, de voir qu'elles nous font souffrir, de commencer à douter sur leur réalité. Il n'y a pas de résistances à s'auto-observer ou alors l'auto observation est déjà présente sans efforts. Il n'y a pas de résistances à réaliser que toutes nos émotions et nos réactions proviennent de ce qui est non conscient en soi (de blessures, de peurs, d'insécurité) et que l'autre est donc juste un "révélateur" ou un "miroir" et pas un "bourreau". Il n'y a pas de résistances pour voir en soi-même ce qui est touché ou ce qui émerge suite à un conflit, ou toute autre situation qui mène à de la réactivité. Il est possible de lâcher la victimisation, les accusations, la diabolisation de l'autre, les reproches et l'auto-flatterie au profit d'être dans la présence avec soi-même pour sentir et voir ce qui émerge. Capacité à se remettre en question, à remettre en question ses croyances, à être honnête avec soi en ne se leurrant pas sur notre réalité permettant de commencer à sortir de son imaginaire pour avancer vers la réalité. On commence à sentir que tout devient beaucoup plus confrontant et c'est ok.
Sur le plan identitaire : le besoin de nourrir une image de soi ou la quête d'un idéal du moi soit n'existe pas, soit est prêt à être lâché.
Sur le plan spirituel : réalisation que cette voie a pu servir à nourrir des défenses (contournement spirituel) ou à adhérer à un système de croyances et que c'est le moment de clarifier cela et de voir clair en n'étant plus piégé par son égo. Il s'agit aussi d'être prêt à affronter l'inconfort de se regarder en face sans se leurrer et de voir ses zones d'ombre et comment fonctionne notre égo sans se juger (si le moi est trop dans l'image ce ne sera pas possible pour lui de se voir sans se condamner).
 
3. Le processus de l'éveil
-> recommandation : accompagnement du processus de l'éveil et de la réalisation du Soi
En général l'éveil est un effondrement instantané et puissant de nos repères et cela ne peut arriver que si l'égo est moins présent en laissant déjà naturellement la place au Soi de se déployer : du coup tout se fait de lui-même : c'est comme une structure (un pont, une maison, etc) qui ne tient plus trop debout, un jour ça lâche, ça s'effondre parce qu'il n'y a plus grand chose pour soutenir la construction (= le "moi"). C'est en cela que c'est un "processus". L'éveil se manifeste par deux effondrements d'illusions qui arrivent souvent soit simultanément soit avec quelques semaines d'intervalle.
 - Il y a eu un effondrement total et définitif de toute son identité basée sur des images ou des représentations mentales et la réalisation
"je suis" c'est-à-dire la réalisation que rien ne peut me définir et que toute "étiquette" ne peut être qu'une image ou une illusion. Cela marque le début de la fin des représentations mentales et des histoires à propos de soi-même (ce qui est totalement inhérent à la structure de l'égo). Il n'est plus possible ensuite de s'identifier à quoi que ce soit.
- Il y a eu la réalisation que le "moi" n'est pas l'auteur, que ce n'est pas lui qui tient les rênes ou en d'autres mots qu'il n'a pas le plein contrôle sur lui-même ou sur sa vie. A ce moment il bascule dans le sentiment de vivre dans l'inconnu perpétuel et ne plus du tout savoir où tout cela mène ni comment faire. La croyance d'avoir le contrôle est aussi totalement inhérent à la structure de l'égo. Attention il ne s'agit pas de basculer dans le pôle opposé : l'idée d'avoir tous les pouvoirs ou d'en avoir aucun est inhérent à l'égo qui est dans la dualité. Dans la non-dualité le Soi et la vie ne font qu'un, il n'y a plus de séparation donc l'idée d'un "moi" qui peut contrôler la vie ou qui est totalement victime de la vie ou qui est soumis à une destinée planifiée par quelque chose d'extérieur : tout cela est illusoire car ce sont des histoires que l'on se raconte à propos d'un "moi" vécu comme étant dans la dualité et séparé (il y a alors Moi et la Vie ou Moi et mon âme ou Moi et l'univers, etc).
 
Ensuite le processus va encore perdurer pendant de nombreuses années (ça peut même se compter en dizaines d'années) où toute la construction du "moi" va encore lâcher mais tout se fait de lui-même sans le "moi". D'autres illusions vont tomber : 
- Il y a l'évidence de l'existence d'un processus qui est à l'oeuvre : ce n'est pas moi qui fait les choses, ça se fait de lui-même et surtout avec la reconnaissance d'une forme d'intelligence de la vie. Ce processus intelligent peut commencer à être perçu avant l'éveil mais par contre le "moi" croit toujours avoir le contrôle. Après l'éveil ce qui va changer profondément c'est un basculement qui consiste à passer du "moi" qui cherche à diriger la vie ou sa quête spirituelle (axée dans le temps psychologique et le désir d'atteindre un objectif dans le futur) à être purement dans la présence à ce qui Est, dans l'instant présent ce qui mène a une sortie du temps psychologique inhérente à la structure de l'égo qui vit dans le temps (passé-présent-futur). Il devient clair que ce n'est donc pas un chemin où il faut évoluer ou progresser dans le temps mais une ouverture instantanée qui mène à de plus en plus de clarté chaque fois qu'une illusion tombe de par elle-même (quand elle n'est plus nécessaire). C'est cela le "non-effort" prôné par les spiritualités ancestrales. Ca ne veut pas dire que l'on agit plus, mais que le moi cesse de faire des efforts, il disparait au profit d'un état de présence à ce qui Est puisque le processus se déroule de lui-même. Le "moi" en tant que système de défense est donc une résistance au changement qui croit contrôler les choses mais toujours au profit de nourrir le "moi" et en cela il est celui qui empêche le processus de se dérouler. 
- il commence à y avoir la réalisation que "je ne sais pas". Celui qui croit tout savoir, qui croit avoir tout compris, qui croit détenir la vérité, qui alimente des histoires/croyances prises pour être réelles c'est le "moi" donc c'est inhérent à la structure de l'égo qui a peur de l'inconnu. Ses repères, ses critères, ses convictions, les cases, ses représentations à propos du monde ou de la spiritualité tout cela a pour fonction de "rassurer" le moi et de nourrir un sentiment de contrôle. Et celles-ci vont finir par toutes s'effondrer. Il peut encore y avoir des croyances au début du processus mais comme la défense du moi n'est plus très consistante elles ne peuvent plus être totalement crues : il n'y a dès lors aucune conviction que ces croyances sont la réalité et il n'y a donc aucune résistance à les remettre en questions et à les lâcher car il n'y a pas d'attachement à ses croyances (l'attachement reflète la peur qui est à la racine de l'égo).
- il commence à être perçu que plus rien n'est refusé et que le "moi" ne s'accroche plus à rien, il ne créé plus de conflits, il y a juste la présence sans plus faire des tris entre ce que le "moi" veut vivre et ce qu'il refuse de vivre comme la maladie par exemple. L'attachement/refus est construit sur des peurs et quand elles s'effondrent, il n'y a plus un "moi" qui lutte pour éviter ce qu'il refuse. La fin des conflits intérieurs basés sur du refus et de l'attachement mène à l'acceptation et à l'ouverture totale à ce qui est.
- il commence à être perçu que les pensées, les émotions, les expériences, les ressentis sont le contenu, que ce sont des objets de conscience mais ce qui est conscient de ces contenus est le Sujet ultime qui n'est pas un objet mais la Vie elle-même (ce qui n'est pas une représentation mais une perception directe) : la Vie est partout, tout est la manifestation de la vie, elle contient tout, elle n'est séparée de rien, elle est Une.
- il commence à être vu que le "moi" lui-même est purement illusoire, que c'est une construction qui n'existe que par des pensées (des croyances) qui sont alimentées en continu au sujet de soi-même (représentations mentales). L'entrée dans l'éveil va impliquer que nos pensées sont de moins en moins articulées autour d'histoires à propos de soi-même (un moi qui doit être ceci, ou atteindre cela, qui est comme ceci, qui n'est pas assez ceci, qui mérite cela, qui aurait dû faire cela, etc). Ce sont ces histoires du moi qui génèrent la souffrance et nous maintiennent dans des conflits et du stress. Les lâcher donne un sentiment au "moi" de ne plus exister - ce qui est une de nos peurs les plus archaïques avec le sentiment que l'on va mourir - donc il ne va pas les lâcher facilement, il peut facilement nous piéger. Sans les histoires  du "moi" alors la Présence ou la conscience se dévoile. 
 
4. Installation définitive dans la réalisation du Soi
-> recommandation : consulter quelqu'un qui est totalement établi dans le Soi (me contacter pour avoir des noms). Mais en général à ce stade, il n'y a plus besoin d'aucun suivi.
Tant qu'il persiste en soi le moindre conflit, le moindre refus, le moindre attachement, l'ouverture totale à ce qui Est ne peut pas se déployer. Ces conflits, ces résistances, ces contractions c'est ce qui nous maintient dans un sentiment d'être un "moi" séparé et dans la dualité. Le "moi" croit que le "Soi" est hors de lui ou qu'il faut l'atteindre alors que en réalité il n'existe aucune distance, aucune séparation avec le Soi, la conscience Une. Il s'agit de tourner le regard vers le contenant, cet espace de conscience vaste, non représentable, non qualifiable et s'établir définitivement dedans mais cela nécessite que toute la structure de défense se soit effondrée dans sa totalité car seul l'égo se perçoit lui-même dans la séparation. Il ne s'agit donc pas de progresser, d'évoluer, d'atteindre quelque chose mais de réaliser l'illusion de la séparation et du "moi" construite par le mental. Vouloir atteindre le Soi sans passer par l'observation de notre égo et son effondrement risque de mener à l'égo spirituel ou à du contournement spirituel (se servir de la spiritualité pour refouler ce qui est souffrant en soi au lieu de le regarder, de l'accueillir et de le traverser). Il est important d'être au clair avec soi et honnête pour voir où on se situe réellement (et pas là où l'égo imagine être).