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Pratique de libération des schémas affectifs

Notre dynamique relationnelle est le plus grand miroir de nous-même, c’est donc dans la relation amoureuse que tous nos enjeux sont les plus profonds et les plus archaïques, nous offrant ainsi l’occasion unique de nous libérer intérieurement pour pouvoir vivre des relations harmonieuses.

Pour qui

Vos relations affectives sont compliquées, conflictuelles, génératrices de souffrance, d’anxiété ou vous vivez des échecs répétitifs, un célibat de longue durée ? 
Vous êtes fusionnel, dépendant affectif, vous chérissez votre liberté et indépendance, vous avez le sentiment de vous être perdu vous-même sur le chemin de votre relation ou vous n’arrivez pas à construire un lien stable ?
Vous vivez des schémas répétitifs et rencontrez toujours le même style de profil ? 
Vous sentez constamment une distance, une difficulté à vous ouvrir à l’autre, vous sentez un vide affectif ou existentiel, le sentiment de ne pas savoir qui vous êtes vraiment ?
Vous souhaitez conscientiser vos schémas d’attachement et vous libérer des situations répétitives pour évoluer vers une relation autonome et harmonieuse avec vous-même et aussi dans votre vie affective ? 
Vous souhaitez construire une relation basée sur le Coeur et la Présence à soi et à l’autre ? 
 

Qu’est-ce qu’un attachement libre et anxieux?

Un attachement libre indique que dès notre plus jeune âge nos deux besoins les plus vitaux ont pu être pleinement rencontrés : une confirmation affective et existentielle, c’est-à-dire s’être senti aimé et reconnu pour l’être que l’on est, et ce de manière inconditionnelle. Cette confirmation est le socle nécessaire pour devenir autonome et avoir de l‘estime de soi, de la confiance en l’autre et de la joie de vivre. Si l’un des deux besoins (ou les deux) n’a pas été rencontré, nous avons construit une carapace pour camoufler cette blessure archaïque de ne pas avoir été aimé et reconnu en tant qu’être unique. La blessure affective a un impact sur notre capacité à nous lier, ce qui a pour conséquence soit d’avoir des difficultés à s‘ouvrir à l‘autre soit d’avoir un besoin vital d’attention. La blessure existentielle a un impact sur notre capacité à être soi et à nous différencier, nous sommes dans la symbiose et la fusion ce qui nous empêche alors de co-exister dans le lien, nous conduisant aux jeux de pouvoir. 

Coupé de notre autonomie, nous manifestons alors des comportements de préservation de soi : nos choix affectifs sont dictés par nos manques (besoin d’attention affective, de reconnaissance matérielle ou sociale, de combler nos carences affectives...), nos peurs (peur de la solitude, de perdre notre liberté, de souffrir...) ou nos schémas (c’est la position que nous avons adopté pour survivre avec nos blessures archaïques). La conséquence de notre recherche d’auto-préservation par manque d’autonomie est que le lien est source d’anxiété (exemple: si l’autre me quitte je me retrouve seul alors que c’est ma plus grande peur ou si je m’ouvre à l’autre je risque de souffrir donc je garde une distance de sécurité). Alors que dans un attachement libre tout en manifestant de l‘amour inconditionnel, l’autre n’a pas le rôle de combler nos manques affectifs et existentiels puisque nous savons qui nous sommes et que nous avons dépassé nos manques grâce à notre autonomie, il n’est pas là pour nous protéger de nos peurs puisque nous les avons traversées ni pour nous faire vivre nos schémas puisque nous en sommes libérés.

Ces blessures malgré qu‘elles soient inconscientes sont visibles dans trois domaines : 

 - Au niveau émotionnel, l’attachement libre se manifeste par la capacité d’auto-réguler ses émotions (ressentir pleinement puis s’apaiser) alors qu’un attachement anxieux se manifeste par un débordement émotionnel et une incapacité à s’auto-apaiser (hypersensibilité, fusion avec les émotions des autres) ou au contraire pas ou peu d’émotions. 
- Au niveau de la communication l’attachement libre se manifeste par la capacité d’être dans une profonde expression de soi et écoute de l’autre dans une totale bienveillance, avec conscience et acceptation de la différence de l’autre, en restant constamment dans l’amour et le lien quelles que soient les difficultés rencontrées. Dans l’attachement anxieux nous ne communiquons pas (non-dits, devenir étrangers l’un à l‘autre, fusion dans les besoins des autres) ou nous communiquons mal : colère, rage, haine, conflits perpétuels, jugements, insultes, projections, violence. L’incompréhension est un fossé infranchissable qui domine le lien. 
- Au niveau des comportements l’attachement libre nous permet d’être pleinement nous-même, sans masque, sans orgueil, sans se montrer sous l’image que les autres attendent de nous, sans s’oublier soi, sans rapport de force, dans l’harmonie, dans l’autonomie, conscient de nos envies sans qu’elles ne soient des besoins vitaux avec crispation et réactivité instinctive si l’autre ne les réalise pas. Il n’y a ni fusion ou dépendance ni indépendance ou distance. Nous pouvons nous ouvrir à l’autre ou nous en tenir éloigné de manière totalement sereine. Nous ne manifestons aucun mécanisme de survie : lutte, attaque, fuite, immobilisme, suradaptation, ni contrôle de soi ou contrôle de l’autre, ces mécanismes étant bien le propre d’un attachement anxieux.
 
 

Les quatre axes de la pratique de libération des schémas affectifs  

  1. Exploration de votre dynamique relationnelle : comment vous communiquez, comment vous gérez vos émotions et quels sont vos comportements. Exploration de vos schémas : quel est votre mécanisme de survie de prédilection et quel type de partenaire vous attire irrésistiblement (il n’y a jamais de hasard). Quelle partition ou croyance rejouez-vous dans cette dynamique relationnelle ? Et quelles sont vos résistances qui bloquent votre libération ?
  2. Mise en action de comportements et d’un style de communication visant à construire un attachement libre, en se basant sur les prises de conscience lors de l’exploration.
  3. Travail corporel introspectif visant à construire vos racines intérieures : votre présence en ressentant ses émotions dans le corps et en construisant le sentiment d’être. Exercices de présence, de toucher, de mouvement, respiration.  Aucune libération n’est possible tant que nous faisons l’impasse de rencontrer nos blessures et nos croyances à un niveau émotionnel parce que toutes ses empreintes émotionnelles refoulées sont celles qui provoquent les schémas répétitifs. 
  4. Pratique des 5 ressources de la Présence : auto-observation, responsabilisation, acceptation de tout ce qui est, donner du sens et choisir. Cette pratique vous amènera vers votre autonomie et à poursuivre ce chemin fantastique d’exploration de vous-même dans votre vie de tous les jours.
 

En préambule à cette pratique 

- Voir son propre schéma de survie est le plus difficile à accepter, cela demande de l’humilité. Il est plus facile de se dire que tout est de la faute de l’autre et que c’est un manipulateur en se déresponsabilisant totalement de sa part dans la dynamique du lien. La responsabilisation est donc au cœur de cette approche.
 
- Cet article décrit à merveille la différence entre le développement personnel où l’on tente de colmater superficiellement, de camoufler, de refouler ou de maîtriser mentalement sans qu’aucune libération et changement réel et profond ne s’opère, et la voie de la libération où l’on va au coeur de nos résistances et de nos blessures et de retrouver son autonomie : http://www.urantia-gaia.info/2014/02/21/la-voie-de-la-guerison-et-la-poursuite-du-bien-etre/
La Pratique de la libération des schémas affectifs est dans cette deuxième vague. Cela implique un investissement personnel et un cheminement en séance mais qui continue aussi hors séance (comme s’auto-observer). 
 
- Je ne suis pas psychologue ou thérapeute. Le travail est complémentaire avec une thérapie classique dans le sens où je travaille beaucoup au niveau corporel et avec la pratique des 5 ressources. Si je le sens nécessaire, je peux donc aussi rediriger certaines personnes vers un psychologue ou thérapeute.